Documentation écolo
Un article de Techno Écolo.
L’éco-quartier et les 3RV
Les éco-quartiers
Les éco-quartiers ont été créés par la ville de Montréal vers la fin des années 90. Il s’en trouve un dans chaque arrondissement de l’île. Leur mission est de promouvoir un mode de vie écologique au sein de la ville, à travers trois aspects : la propreté, l’embellissement et les 3RV. Ils font de la sensibilisation avec les citoyens, les nouveaux arrivants et les enfants des écoles primaires sur des thématiques telles que le recyclage, la récupération, le compostage, la plantation de fleurs, la participation à des jardins collectifs, etc.
Site web de l’éco-quartier Parc-Extension
Qu’est-ce qu’on retrouve à l’éco-quartier :
- des bacs de recyclage!
- des vers pour le vermicompostage, ainsi que des composteurs domestiques
- des boîtes où vous pouvez déposer vos vieilles piles, CD, cartouches d’encre, cellulaires, bouchons de liège, etc
- des informations sur les écocentres où vous pouvez recycler d’autres matériaux (bois, ordinateurs, meubles, livres, vêtements, matériel de construction, etc)
- des informations sur les paniers de légumes biologiques (parfois l’éco-quartier est un point de service, c’est le cas à Parc-Extension)
- des informations sur les moyens d’économiser l’électricité, de diminuer notre production d’effet de serre, de jardiner écologiquement, des produits de nettoyage écologiques, etc etc
Pourquoi a-t-on besoin d’un éco-quartier?
Parce que notre planète est en crise car nous épuisons ses ressources beaucoup plus vite qu’elle ne peut les reproduire! Parce que des milliers d’espèces animales, végétales et autres disparaissent chaque année. Parce que la quantité d’espaces intouchés par la pollution ou l’exploitation humaine devient de plus en plus minime à chaque minute qui passe. Parce que l’on produit de plus en plus de déchets, beaucoup trop de déchets! Plus de 20 000 tonnes de déchets sont produits à chaque minute au Québec, et parce que trouver de l’espace pour ensevelir tout cela devient de plus en plus compliqué… Les éco-quartiers sont là pour proposer des habitudes plus écologiques aux citoyens de Montréal, pour qu’ensemble, chacun de nous fasse son petit pas pour améliorer notre relation avec notre planète, et notre qualité de vie par le fait-même!
Les 3R-V
Les 3R-V sont une stratégie de consommation visant à réduire notre impact sur la planète. Elle consiste en 4 étapes :
1- Réduction : Ai-je vraiment besoin d’acheter ce produit? Puis-je me contenter de ce que j’ai déjà? Puis-je faire réparer ou améliorer ce que j’ai déjà afin que cela continue à répondre à mes besoins sans avoir besoin d’acheter à nouveau?
2- Réutilisation : Puis-je acheter usagé, ou alors donner les objets dont je veux me débarrasser à un organisme ou une personne qui les réutilisera? Puis-je acheter un objet réutilisable au lieu de produits jetables (par exemple : des mouchoirs en coton, des sacs d’épicerie réutilisables, de la vraie vaisselle au lieu d’assiettes de carton, etc)
(Voir le Répertoire du Réemploi)de la ville de Montréal
3- Recyclage : Le carton, le papier, le plastique, le verre et le métal sont recyclables. En se procurant un bac de recyclage à l’éco-quartier, vous contribuez à ce que les objets à utilisation unique tels que des pots de yogourt, du papier journal ou des conserves de métal soient réutilisées soit pour refaire un objet similaire, soit pour lui donner une autre vie (par exemple, le plastique recyclé est beaucoup utilisé pour fabriquer des bancs de parc ou des vêtements en polar, le verre est réutilisé pour les fondations de routes et comme matériau isolant…)
Liste des matériaux recycables
4- Valorisation : Si le matériel dont je veux me débarrasser est rendu inutilisable dans sa fonction (on ne peut pas le réutiliser), et si cela ne fait pas partie des matériaux recyclables, que faire? Il existe probablement encore moyen d’en tirer quelque chose, de redonner une valeur (revaloriser) ce qui semble n’être plus qu’un déchet. Les éco-centres reçoivent de nombreux matériaux, tels que le bois, les débris de construction, les vieux électroménagers, etc, et leur redonnent une nouvelle vie. De nombreuses entreprises font la même chose pour certaines catégories de matériaux. Le compostage est une bonne manière de revaloriser nos déchets organiques!
Liste des matériaux acceptés par les éco-centres
Ces quatre étapes sont présentées dans cet ordre pour une bonne raison. La chose qui cause le plus de tord à la planète en ce moment est notre surconsommation. La réduction de notre consommation est donc la clé de notre succès à sauver notre planète. Ensuite, il faut tout faire pour éviter de jeter les objets que nous achetons, car tous ces déchets nécessitent énormément d’espace pour leur enfouissement, beaucoup d’énergie pour leur transport, et dans de nombreux cas risquent de contaminer les nappes phréatiques et sols environnants (ainsi que la faune et la flore y vivant). La meilleure stratégie est bien sûr de les réutiliser. Le recyclage est important, mais il demande lui aussi de l’énergie (pour collecter les matières, les trier, les faire fondre ou séparer et produire de nouveaux objets). Il est donc préférable de voir si ce dont on veut se débarrasser peut d’abord être réutilisé. Ensuite, on pense au recyclage ou à la valorisation.
L’empreinte écologique
Quand on achète quelque chose, quand on prend l’autobus, quand on jette un déchet à la poubelle ou quand on prend une photo, on consomme des ressources. Chaque geste que l’on pose a un impact environnemental. Bien sûr, de nombreux gestes, comme voyager à bicyclette, recycler ou acheter des produits biologiques ont un impact minime, bien inférieur à celui de leurs alternatives. Mais pour faire un vélo, il faut tout de même du métal, de la peinture, de l’énergie, du plastique, etc. Et pour faire la piste cyclable, il faut de l’asphalte, du gravier et beaucoup d’énergie. Pour recycler, il faut de l’essence pour le camion de collecte, il faut les matériaux pour construire ce dernier, et il faut des bâtiments et de l’énergie pour trier, fondre et remouler les différents matériaux recyclés… Rien n’est gratuit dans la vie!
Le calcul de l’empreinte écologique est une manière de voir si notre manière de vivre est durable pour la planète. C’est une manière de calculer en réalité, combien d’espace sur la planète nous aurions besoin afin de produire toutes ces ressources que nous utilisons : le métal, l’asphalte, les bâtiments et l’énergie de tout à l’heure, mais aussi notre nourriture, notre maison, nos moyens de transport, le matériel récréatif et éducatif que nous utilisons, notre chauffage, etc etc etc. Autrement dit, combien grand faudrait-il que le champs soit, que la forêt soit, que la mine soit, que le lac soit, pour me fournir à moi tout ce dont j’ai besoin besoin dans ma vie de tous les jours? Cette empreinte écologique se calcule en hectares… ou en terrains de soccer pour donner une meilleure idée!
Quelques statistiques…
Si on enlève les océans, les déserts et autres endroits où la Terre n’est pas vraiment productive, et si on ne laisse AUCUN endroit pour les animaux et autres espèces… il y a environ 4 terrains de soccer de disponibles par personne. Et bon ce n’est pas très gentil ni viable pour la planète de laisser tomber les animaux. Toujours est-il :
-qu’un Européen moyen nécessite 10 terrains de soccer pour ses besoins personnels
-qu’un Nord-Américain moyen en nécessite LE DOUBLE
-que la moyenne mondiale est de toutes façons de 5 terrains par personne
On est loin de la « limite » (déjà bien trop étendue) du 4 terrains…
Qu’est-ce que cela signifie? Cela veut dire que nous sommes en train d’épuiser les ressources de la planète, c’est-à-dire que nous les prenons plus vite qu’elles ne peuvent se régénérer, et que un jour ou l’autre il n’y en aura tout simplement plus si nous continuons à ce rythme.
Quelques exemples qui donnent froid dans le dos
- Le désert du Sahara progresse de plusieurs mètres dans chaque direction à chaque année. Cela c’est : moins d’espace pour cultiver, moins d’arbres pour garder l’humidité et changer le gaz carbonique en oxygène... et on ne revient pas en arrière quand le désert a pris place.
« Le désert recouvre aujourd'hui 20% de la totalité des terres émergées. Sans changement radical du comportement humain, ce sera 40% dans 20 ans” (ONU, 2005).
- La forêt tropicale ne se régénère pas bien quand on la coupe. Au contraire de ce que l’on pourrait croire quand on voit les arbres énormes et toute la diversité de plantes qui y poussent, le sol est très peu fertile, et quand on rase la forêt, tous les nutriments sont perdus. En ce moment, ce sont 30 terrains de soccer qui disparaissent À CHAQUE MINUTE. À ce rythme, il n’y aurait plus de forêt vierge d’ici 2030. Voir: La forêt tropicale humide: les menaces
- L’histoire de la mer d’Aral : au cours des années 60, les soviétiques veulent faire de la région de la mer d’Aral (entre le Kazakhstan et l’Ouzbékistan) un grand producteur de coton. Pour irriguer ces champs, ils détournent le cours de deux grands fleuves se jetant auparavant dans la mer. Ne recevant plus cette eau, la mer s’assèche peu à peu jusqu’à ne contenir plus que le tiers de ce qu’elle contenait en eau. La concentration de sel est telle dans ce qu’il en reste qu’il n’y a plus que deux espèces de poissons survivants, et que les gens souffrent de nombreuses maladies dues à la salinité et à la pollution de leur eau potable. La mer n’a maintenant plus aucune chance de redevenir ce qu’elle était, et des millions de personnes sont touchées.
Calculer son empreinte écologique... en vue de la réduire!
Nous, Humains, sommes donc capables, et sommes en train, d’épuiser les ressources de notre planète. Nous sommes en train de créer des changements irréversibles qui risquent d’entraîner de graves conséquences dans le futur proche (plusieurs de ces conséquences sont déjà en train d’arriver : pensons aux changements climatiques, aux extinctions d’espèces, etc). Voilà pourquoi il importe d’essayer de limiter notre impact sur la planète. La plupart du temps, une simple petite modification de nos habitudes, telle qu’utiliser des sacs d’épicerie réutilisables ou de limiter notre consommation d’eau, peuvent faire de grandes différences. Et l’addition de toutes ces modifications d’habitudes change le monde!
Il est possible de calculer notre empreinte écologique et savoir combien d’espace il faudrait sur la terre pour produire toutes les choses dont nous avons besoin, ainsi qu’enterrer les déchets que nous produisons! Plusieurs sites internet offrent un programme, il suffit de répondre à quelques petites questions sur nos habitudes de vie, et le logiciel fait un petit calcul approximatif! Ensuite, quand on sait combien d’hectares ou de terrains de soccer on a besoin, le logiciel étend cela à l’ensemble de la planète. Autrement dit, si chaque humain sur la terre avait les mêmes habitudes que nous, de combien d’espace aurions-nous besoin? La réponse est donnée en quantité DE TERRES. Car, le mode de vie nord-américain est trop lourd pour la planète. Si chacun consommait comme un nord-américain moyen, il faudrait plusieurs planètes pour accommoder tout ce monde.
Le problème, c’est que nous n’en avons qu’une.
Calculer votre empreinte écologique
Trucs pour réduire votre empreinte écologique
Le développement durable
Le concept de développement durable a été proposé en 1987 par la Commission mondiale sur l’environnement et le développement, dans le Rapport Bruntland, afin de proposer une autre manière de se développer économiquement et socialement qui ne mettrait pas en péril notre planète et, par le fait-même, l’avenir de l’humanité. Le développement durable est :
« un développement qui répond aux besoins des générations du présent sans
compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs »
Il a deux dimensions :
-Dans l'espace: chaque habitant de cette terre a le même droit humain aux ressources de la Terre. Cela implique donc une redivision des richesses entre les riches et les pauvres, afin que tous vivent bien.
-Dans le temps: nous avons le droit d'utiliser les ressources de la Terre mais le devoir d'en assurer la pérennité pour les générations à venir. Notre mode de développement doit donc être durable, c’est-à-dire que l’on puisse continuer à fonctionner de la même manière pour toujours sans épuiser les ressources de notre planète, ou l’abîmer au point où elle ne sera plus un milieu de vie accueillant.
Le développement durable tient compte des besoins humains. Par contre, en assurant la santé de la planète à long-terme, il devrait de la même manière permettre aux autres espèces habitant la planète d’y survivre à long-terme également! Ce que le mode de développement actuel ne permet pas du tout!
Agenda 21: un exemple de développement durable
Pourquoi faire du développement durable
Parce qu'en ce moment, on exploite les ressources plus vite que la Terre ne peut les régénérer. Parce que toutes les espèces ainsi que tous les éléments des habitats (les roches, minéraux, les conditions climatiques et précipitations, les sols...) sont inter-reliés et que la dégradation d'une seule de ces espèces ou d'un seul de ces éléments a des conséquences sur tout le reste de l'écosystème. Parce que quand une espèce a été menée à l'extinction, plus jamais elle ne reviendra. Parce que ces extinctions ont des conséquences sur tout ce qui les entoure, et sur nous les Humains aussi. Parce qu'il y a des alternatives, que la technologie existe déjà, et qu'il est possible de faire du développement économique durable pour la planète... et pour nous-mêmes.
Quelques exemples de développement durable
- l’utilisation d’énergies renouvelables (éolienne, solaire, géothermique, hydraulique, etc) au lieu des combustibles fossiles
- l’agriculture biologique et sans labour
- la coupe forestière certifiée par la Forest Stewardship Council au lieu des coupes à blanc
- les 3R-V (voir la section "l'éco-quartier et les 3R-V")
- l’achat local, écologique et équitable (voir la section "la consommation responsable")
- etc
La pollution informatique
Le niveau de vie augmente, la consommation aussi… et la pollution suit! Au Québec, la quantité de matériel informatique se ramassant dans les sites d’enfouissement :
- en 2002 : 7000 tonnes
- en 2005 : 20 000 tonnes (le poids de 3000 éléphants!)
On achète de plus en plus d’ordinateurs, et on les garde de moins en moins longtemps… en effet les changements rapides de technologie, la rapidité et l’efficacité sans cesse améliorées des ordinateurs résultent en une durée de vie de plus en plus limitée de ces machines. Il y a quelques années, on gardait son ordinateur en moyenne 6 ans. Aujourd’hui, ce chiffre a diminué jusqu’à 2 ou 3 ans. Le chemin que prennent les ordinateurs désuets :
- 28% sont réutilisés
- 7% recyclés
- 59% s’en vont à l’enfouissement
Le problème avec cela? Ces équipements informatiques contiennent de nombreuses substances toxiques et métaux lourds qui, une fois rendus au site d’enfouissement, risquent fort bien de se déverser dans la nappe phréatique (l’eau souterraine) sous forme de lixiviat (« jus de poubelle »). Ces substances vont alors contaminer l’eau, le sol, et toute la chaîne alimentaire qui en dépend (plantes et animaux).
Métaux lourds
Les métaux lourds sont des éléments métalliques ayant une grande masse volumique (d’où l’adjectif « lourd ») et ayant la propriété de s’accumuler dans les organismes et de ne se dégrader que très lentement ou pas du tout. Ils sont présents naturellement dans la nature, mais seulement en infimes quantités (traces). C’est la concentration en de trop grandes quantités qui peut poser problème. Ces métaux lourds, s’ils s’accumulent en trop importante quantité dans les plantes, animaux, insectes ou bactéries peuvent entraîner de nombreuses maladies, cancers, lésions et ultimement la mort. Ils se retrouvent dans ces êtres vivants de nombreuses manières. Les plantes se nourrissent des minéraux contenus dans le sol et peuvent ainsi absorber de grandes quantités de métaux lourds par leurs racines. Cela peut leur entraîner de graves maladies. Les animaux se nourrissant de ces plantes vont à leur tour absorber ces métaux lourds, leur causant différent tords. Les métaux lourds peuvent également se retrouver dans l’eau, et contaminer les poissons et organismes aquatiques, ainsi que tout animal ou plante entrant en contact avec cette eau. Quelques exemples de métaux jugés toxiques pour l’environnement sont l’aluminium, l’arsenic, le cadmium, le chrome, le nickel, le cuivre, l’étain, le fer, le manganèse, le mercure, le plomb et le zinc. Nombre de ces substances sont utilisées par les humains et rejetées en grande quantité à travers le lixiviat dans les dépotoirs, ou contaminent les zones minières.
La chaîne alimentaire
Le concept de chaîne alimentaire décrit la relation entre les êtres vivants d’un écosystème, ou plutôt le lien entre les herbivores et carnivores de tous les niveaux (car un petit carnivore peut être mangé par un plus gros carnivore…). Les organismes vivants sont regroupés en niveaux trophiques, c’est-à-dire en niveaux de « nourriture ». Voici deux exemples de chaînes alimentaires :
photo à ajouter
Sur la photo de gauche, chaque étage représente un niveau trophique, et chaque étage mange l’étage d’en bas. Au niveau le plus bas, on voit des algues et bactéries microscopiques, qui sont mangées par de petits organismes et larves, qui sont mangées par des petits poissons, puis par des plus gros poissons, puis finalement par des oiseaux, des reptiles… et des humains! Sur la photo de gauche, la flèche relie un animal et l’animal ou plante dont il se nourrit (la flèche part de l’animal qui est mangé et va vers son prédateur).
Le concept de chaîne alimentaire est très important pour comprendre l’accumulation des métaux lourds dans les êtres vivants au sommet de la chaîne. Les petits êtres au bas de la chaîne peuvent absorber ces métaux dans leurs organismes. Par contre, leur concentration ne sera probablement jamais assez importante pour les affaiblir ou les rendre malades. Les plus gros poissons qui les mangent, toutefois, vont se retrouver à avoir tous les métaux accumulés par tous les plus petits poissons ou micro-organismes qu’ils ont mangé, et c’est à ce moment que cela devient un problème. On appelle cette accumulation dans les êtres vivants d’une chaîne alimentaire : bioaccumulation. Les animaux situés au sommet de la chaîne alimentaire sont les plus touchés. C’est pour cela qu’il est déconseillé de manger du thon ou du saumon (gros poissons prédateurs au sommet de leur chaîne) trop souvent, parce qu’ils sont souvent très intoxiqués au mercure et au plomb et cela peut entraîner des problèmes chez les enfants et les femmes enceintes surtout.
Les différents contaminants et métaux lourds que l’on retrouve dans les ordinateurs et autre matériel informatique
Plomb : On retrouve du plomb dans l’écran des ordinateurs à écran cathodique (pas dans les écrans plats). Le plomb s’attaque au système nerveux des êtres humains, entraînant la maladie du « saturnisme », ainsi qu’aux systèmes sanguin et urinaire, peut créer de l’hypertension, la stérilité, la paralysie, des cancers, et entraîner la mort. Les animaux intoxiqués au plomb vont de leur côté se retrouver affaiblis et donc plus vulnérables aux prédateurs et maladies, peuvent avoir des difficultés à se reproduire, se nourrir, construire un nid ou un terrier, nourrir leurs petits. Le plomb n’a pas trop de conséquences sur les plantes, mais peut perturber leur photosynthèse, l’absorption de nutriments et entraîner des changements de couleur.
Cuivre : On retrouve du cuivre dans les câbles conducteurs d’électricité. Il peut occasionner la stérilité chez les humains et les animaux, et est toxique et mortel pour les algues et les mousses.
Plastique : Le boîtier d’un ordinateur est composé de plusieurs sortes de plastiques différents. Il contient entre autres des substances retardatrices de flammes qui, si elles sont brûlées, vont dégager des dioxines et des furannes dans l’air. Ces deux substances sont cancérigènes, et s’attaquent au foie, aux systèmes immunitaire, nerveux et reproductif, et peuvent occasionner des problèmes particulièrement chez les nouveau-nés. Elles se propagent rapidement dans l’air et restent longtemps dans l’environnement avant de se dissiper.
Mercure : Les écrans plats ne contiennent pas de plomb, mais contiennent du mercure. Ce métal lourd est facilement absorbé par les poissons et peut provoquer chez leurs prédateurs des problèmes de reproduction, des lésions intestinales, des perforations gastriques, des altérations de l’ADN et des problèmes rénaux. Chez l’humain, il peut entraîner la paralysie et des malformations chez les nouveau-nés, ainsi que des handicaps ou des enfants mort-nés.
Baryum : Le baryum se retrouve dans les écrans également, avec le plomb. Il fait gonfler le cerveau, affaiblit les muscles et crée des dommages au cœur, au foie et à la rate chez l’humain, et entraîne de l’hypertension et des problèmes de cœur chez les animaux.
Béryllium : Le béryllium est une des composantes des câbles électriques avec le cuivre. Il est cancérigène chez l’humain, et peut occasionner la bérylliose (maladie des poumons), des maladies de peau et troubles au foie, au cœur, aux reins, aux systèmes nerveux et lymphatique.
Le cadmium : Le cadmium est contenu dans les piles, puces et semi-conducteurs des ordinateurs. Il peut déclencher des problèmes rénaux et de l’hypertension, chez l’humain, et l’aspiration de la fumée de cadmium peut causer des dommages aux poumons et la mort. Les effets sont les mêmes chez les animaux. Les vers de terre et autres organismes vivant dans le sol sont particulièrement à risque, et une contamination au cadmium peut entraîner leur mort.
Un ordinateur contient donc de nombreuses substances particulièrement néfastes pour l’environnement, les plantes, les animaux et les humains, et son envoi au dépotoir devrait par conséquence être évité par tous les moyens. Il est possible de réparer, réutiliser ou recycler les ordinateurs.
La problématique du recyclage en Asie
Il a récemment été découvert qu’une grande quantité des déchets informatiques générés en Amérique du Nord étaient envoyés illégalement dans des villes d’Asie (en Chine et en Inde surtout), camouflés sous des intentions de dons. Ainsi, de 50 à 80% des déchets informatiques états-uniens se retrouvent sur des cargos à destination de la Chine. Cela est fait car les coûts alliés au recyclage sont grandement inférieurs là-bas… mais la raison pour laquelle cela coûte moins cher, c’est qu’il n’existe pas beaucoup de normes de contrôle dans ces pays. Souvent, ce qui arrive, c’est que des gens (et souvent des enfants) vont brûler, concasser ou faire fondre à l’acide le matériel informatique afin d’en recueillir les différents métaux (en particulier l’or… les circuits imprimés des ordinateurs contiennent une infime quantité d’or) pour ensuite les revendre. Mais quand on brûle les ordinateurs… on se retrouve à inhaler toutes les substances nocives décrites précédemment. Les gens vivants de cela ne portent pas de masque, pas de protections, travaillent dans des endroits souvent mal ventilés… et n’ont pas une durée de vie très longue. Ils sont souvent la proie de plusieurs maladies et cancers. De plus, toutes ces substances toxiques se retrouvent à être déversées dans l’environnement, contaminant l’eau, les sols, l’air, et tous les êtres vivants. Les résidants de ces régions pollués ont souvent à aller chercher l’eau potable à des dizaines de kilomètres de leur demeure.
Ces exportations de matériel informatique ont été bannies par la Convention de Bâle en 1989. Cette dernière limite et contrôle l’exportation et l’élimination des déchets dangereux. La problématique de l’exportation des ordinateurs en Asie rend un peu plus délicate l’opération de leur recyclage. Le mieux est toujours de donner son ordinateur à quelqu’un d’autre ou à un organisme, ou de le faire réparer s’il n’est plus fonctionnel. Si aucune de ces options n’est possible, il faut essayer de vérifier le fonctionnement de l’entreprise de recyclage afin de s’assurer que les pièces seront recyclées dans de bonnes conditions.
Reportage Inde, poubelle de la planète techno
Photos du reportage High-tech Trash, National Geographic
Coût de production d’un ordinateur
Une autre bonne raison de ne pas gaspiller un ordinateur en l’envoyant à la poubelle alors qu’il pourrait encore servir, est l’énorme coût de production qui lui est associé. Un ordinateur nécessite 240 kg de combustibles fossiles (l’équivalent de rouler 12 000 km avec une voiture à consommation moyenne), 1500 litres d’eau (surtout dans les procédés d’extraction des métaux dont il est formé) et 22 kg de produits chimiques dans sa conception. Ces produits chimiques regroupent une soixantaine de substances nocives : solvants, acides, produits caustiques, c’est-à-dire qui sont capables de détruire les tissus vivants par réaction chimique (brûlures, enflures, asphyxie, etc) La production d’un ordinateur contribue donc grandement à l’effet de serre, à l’épuisement des nappes phréatiques et à leur contamination, et à la contamination de nombreux milieux de vie et êtres vivants.
Ce qui est fait par les compagnies de production
Les compagnies informatiques sont pressées par le public et les gouvernements de modifier leurs méthodes afin de créer des ordinateurs moins polluants. Dans cette optique, les matériaux reconnus comme dangereux sont retirés progressivement de la conception du matériel informatique, ou du moins leur quantité est limitée au maximum. Il est également tenté de réduire le nombre de plastiques différents entrant dans la conception des boîtiers, étant donné que ceux contenant une centaine de plastiques différents sont extrêmement difficiles et coûteux à recycler. Des ordinateurs nécessitant moins d’électricité pour fonctionner sont aussi mis au point. L’emphase est mise sur les machines capables d’être perfectionnées, réparées et recyclées plus facilement, et ayant une durée de vie plus longue. Certaines compagnies en font plus que d’autres dans cette lignée écologique : Nokia vient en tête, suivie de Sony Ericsson et de Dell. HP, Macintosh et Panasonic arrivent bon derniers, ne mettant pas trop d’effort dans l’amélioration de leurs systèmes. Il est possible d’encourager les compagnies faisant preuve d’un esprit plus écologique en choisissant d’acheter un de leurs produits au lieu de sélectionner une compagnie qui ne fait pas d’efforts.
De plus, une nouvelle stratégie est mise en place par de nombreux gouvernements : le Programme Responsabilité Élargie des Producteurs (REP), s’inscrivant dans le concept « pollueur-payeur ». Les compagnies qui produisent ou vendent des ordinateurs sont tenues de les reprendre et de les réparer ou recycler si leurs clients viennent les reporter. Cette stratégie commence à être appliquée au Québec, où de nombreuses entreprises offrent de reprendre les vieux ordinateurs, mais la plupart du temps à un certain coût. Les magasins Bureau en Gros sont à ce jour les seuls à les reprendre gratuitement.
Alors… quoi faire avec mon ordinateur désuet?
Étape 1 : fonctionne-t-il bien? Si oui, le donner à quelqu’un que vous connaissez ou à un organisme de bienfaisance.
Étape 2 : s’il ne fonctionne plus, l’envoyer à un organisme ou à une entreprise réparant les ordinateurs (presque tout le temps gratuit).
Étape 3 : si aucune des deux solutions précédente n’est possible, l’envoyer à une compagnie de recyclage des déchets informatiques (vérifier si possible que les matériaux ne sont pas exportés).
Sites internet de référence
Guide des compagnies de production d’ordinateurs en ordre d’effort écologique
Guide pour une High-tech responsable de Greenpeace
Classement EPEAT des compagnies et modèles selon le respect de critères environnementaux (en anglais seulement...)
Informations sur la pollution informatique
EKWO: Cocktail informatique
Rapport sur la fin de vie des ordinateurs
Basel Action Network (en anlgais seulement...)
Endroits où se débarrasser d’un vieil ordinateur
Imprimantes, forêts et cartouches d’encre…
Analyse de l’empreinte écologique : « quand on imprime, quelles ressources utilise-t-on? » …papier, imprimante, cartouche, encre, électricité, etc.
Comment serait-il possible de réduire cette empreinte écologique et ses impacts sur la planète, en réduisant notre consommation de ces ressources?
-imprimer recto-verso
-imprimer sur du papier recyclé ou réutilisé
-remplissage des cartouches d’encre
-recyclage des cartouches d’encre au lieu d’envoyer à l’enfouissement
Visionnement du vidéo « Une richesse menacée »
http://archives.radio-canada.ca/IDD-0-16-609/sciences_technologies/exploitation_forestiere/
Dans les archives de Radio-Canada, reportage « Une forêt saignée à blanc », vidéo #2 (2:09minutes)
La foresterie au Québec… ou pourquoi est-ce important de limiter notre consommation de papier?
Près de 92% de la forêt québécoise appartient au gouvernement provincial, 8% à des propriétaires privés, et moins d’un pourcent au gouvernement fédéral. Le Ministère des Ressources naturelles et de la Faune du gouvernement provincial applique un système de CAAF (Contrat d’approvisionnement et d’aménagement forestier) dans sa gestion de la forêt. Cela signifie qu’il « prête » des portions de la forêt (les CAAF) à des compagnies, québécoises ou étrangères, qui en font l’exploitation. Ces compagnies opèrent une usine de transformation du bois sur le territoire de cette CAAF, et le gouvernement leur permet de couper une certaine quantité de bois sur celle-ci afin d’alimenter leur usine. Ces compagnies paient en retour des droits annuels (taxes) proportionnels au volume de coupe, s’engagent à respecter les lois québécoises régissant la coupe, à adhérer aux organismes de protection de la forêt reconnus par le ministère, à contribuer au Fonds forestier afin de financer la production de plants (pour le reboisement) et la recherche, et à optimiser la ressource en bois afin de créer le meilleur rendement possible… Tout ceci est bien beau, mais dans la réalité, il existe de nombreuses manières de contourner ces règlements (et les compagnies ne se gênent pas!) afin de produire plus pour moins cher… mais au détriment de la forêt.
Les plus importantes compagnies forestières au Québec sont Abitibi-Consolidated, Domtar et Tembec. D’autres coupent également, mais dans une moindre mesure.
Situation de l’exploitation forestière au Québec
La forêt québécoise recouvre 83,9 millions d’hectares (un hectare = 100m x 100m… environ la grandeur d’un terrain de soccer). 52,8 millions d’hectares parmi ceux-ci sont disponibles pour la coupe forestière. On en coupe en moyenne 0,398 millions d’hectares par année. En faisant un rapide calcul, en 100 ans environ on aura déjà coupé toute la forêt du Québec au moins une fois. Et ça fait déjà de nombreuses années que l’on coupe…
Le problème avec cela, c’est que de nombreuses espèces d’animaux et de plantes ne peuvent survivre que dans des forêts matures, c’est-à-dire où les arbres sont très vieux. La coupe forestière met en danger de disparition de nombreuses espèces. De plus, on coupe plus vite que la forêt ne peut repousser, ce qui est contraire à tous les principes de développement durable. À ce rythme, dans quelques générations seulement, on aura épuisé la forêt et il ne sera plus possible pour nos descendants de couper du bois puisque les forêts seront trop jeunes et les arbres trop petits. On coupe environ 23 millions de mètres cubes de bois par année, alors que la forêt ne peut en produire que 18 millions de mètres cubes par année… Il faudrait au minimum ne pas dépasser cette limite, la vitesse de régénération naturelle, si on veut encore pouvoir exploiter la forêt dans une centaine d’années.
De notre forêt, seulement 2,84% est protégée (chiffre de 2001). Selon les recommandations de la Commission Coulombe (Commission d’étude sur la gestion de la forêt publique québécoise, 2004), c’est 12% qui devraient être protégés afin de préserver les habitats naturels et les espèces animales et végétales qui y vivent. De protéger les écosystèmes de la forêt boréale, quoi! Le Québec est en fait la pire province du Canada en terme d’aires protégées, et se classe également assez mal par rapport à de nombreux autres pays. Il y a peut-être quelque chose à changer ici…
Les sortes de coupe
Auparavant, on coupait le bois avec une hache ou une scie à main. Le temps que ça prenait pour couper un arbre faisait en sorte qu’il n’était pas possible d’aller plus vite que la forêt. Les arbres avaient le temps de repousser et la forêt de se refaire. Il n’y avait pas la même demande pour le bois que maintenant non plus. Les mouchoirs, papier de toilette, serviettes à main en papier n’existaient pas encore, non plus les assiettes en carton, tout le monde n’avait pas une imprimante à la maison… Aujourd’hui, la consommation de bois, de papier et de carton a augmenté énormément, et les compagnies coupent donc beaucoup plus. Les nouvelles technologies ont également permis de couper beaucoup plus vite. On inventa donc une nouvelle forme de coupe : la coupe à blanc. Un énorme « tracteur » se promène dans la forêt et coupe et rase tout sur son passage. De plus, le poids de ces machines fait en sorte que partout où elles passent, il devient très difficile pour les plantes de repousser, étant donné que le sol se retrouve beaucoup trop compacté.
Face à la destruction que cette forme de coupe forestière engendrait, les gens se sont mobilisés dans les années 80 pour trouver des alternatives. C’est ainsi que la forme de coupe la plus utilisée actuellement a vu le jour : la Coupe avec Protection et Régénération des Sols (CPRS). Cette manière de couper suit sensiblement les mêmes règles que la coupe à blanc (c’est-à-dire pas beaucoup de règles) mais oblige la machinerie à limiter leur compaction du sol en n’empruntant que quelques sentiers, le plus possible toujours les mêmes. Les machines utilisées comportent un long bras qui permet d’aller couper plus loin sans avoir à rouler sur toute la surface de la forêt.
Les quelques règles qui régissent la coupe forestière se résument surtout à une limitation de l’espace coupé (150 hectares par parcelle), par contre il n’existe aucune réglementation sur l’espace minimal laissé entre les parcelles. On se retrouve alors avec de grands espaces dénudés séparés par de minces bandes d’arbres. Une autre loi oblige les compagnies forestières à laisser une bande d’arbres d’un minimum de 20 mètres de large le long des routes et des cours d’eau. Cette bande sert à limiter l’érosion des berges le long des cours d’eau… et à cacher les parcelles de forêt dévastées aux citoyens qui circulent sur ces routes. La taille minimale des arbres coupés est également réglementée, afin de laisser une chance aux jeunes arbres de pousser... par contre, la plupart des forêts coupées sont des forêts mature, c’est-à-dire où il n’y a pratiquement pas de jeunes arbres, et ces jeunes arbres, s’il y en a, risquent souvent d’être ensuite arrachés de toute façon au cours des opérations de coupe et de plantation. Ou encore, on les coupe, et on paie l’amende reliée à ce délit… souvent pas assez chère pour faire changer d’idée une compagnie.
Alors alors, que peut-on faire?
Essayer de limiter notre consommation de papier et carton :
- utiliser du papier recyclé (papier d’imprimante, papier de toilette, mouchoirs, serviettes…)
- utiliser un filtre à café réutilisable (en coton ou autre) ou une cafetière ne nécessitant pas de filtre
- utiliser un mouchoir en coton
- traîner une tasse à café dans notre sac afin de ne pas avoir à utiliser une tasse en carton ou styromousse
- utiliser des sacs d’épicerie (et autres commissions) réutilisables
- imprimer recto-verso
- écrire nos notes ou messages téléphoniques à l’endos de papier déjà utilisé
- etc etc…
Autre truc écologique : remplissage des cartouches d’encre
Comme nous l’avons déjà vu pour les composantes d’ordinateurs, les cartouches d’encre consomment beaucoup d’énergie et de produits chimiques au cours de leur production, et si elles sont envoyées à l’enfouissement, elles peuvent libérer dans l’environnement de nombreuses substances toxiques. Deux bonnes raisons de réutiliser au lieu de jeter! De nombreuses compagnies offrent le service de remplissage des cartouches vides, qui revient de toute façon moins cher que d’acheter une cartouche neuve. Une fois la cartouche brisée ou inutilisable, il existe des endroits qui en font la récupération et le recyclage. À ne pas mettre à la poubelle!
photo à ajouter
Sites internet de références
Guide d’achat de produits en papier recyclé :
http://papiers.greenpeace.ca/
Répertoire des endroits offrant le remplissage des cartouches d’encre :
http://ecorelation.com/ … rechercher : encre
Vidéos sur l’exploitation forestière :
http://archives.radio-canada.ca/IDD-0-16-609/sciences_technologies/exploitation_forestiere/
Description et situation de l’exploitation forestière au Québec (et bonnes photos) :
http://www.er.uqam.ca/nobel/grip/dr/afq/contexte.htm
Description et fonctionnement des CAAF :
http://www.mrnf.gouv.qc.ca/forets/amenagement/amenagement-planification-droits-CAAF.jsp
http://www.formulaire.gouv.qc.ca/cgi/affiche_doc.cgi?dossier=1849&table=0
Commission Coulombe
http://www.commission-foret.qc.ca/
Les changements climatiques
Consulter le site internet d’explication fait par l’équipe d’Al Gore dans le cadre du film « Une vérité qui dérange ». Toutes les informations sont là.
http://www.uipfrance.com/sites/uneveritequiderange/pdf/seethetruth.pdf
Qu’est-ce qu’on peut faire?
Limiter notre consommation d’électricité en
- remplaçant nos ampoules par des ampoules fluorescentes
- faire le lavage à l’eau froide
- limiter le temps sous la douche
- choisir des appareils portant le logo « Energy star » (consomment moins d’énergie)
- réduire le chauffage et la climatisation… mettre un chandail de plus en hiver!
- bien isoler les fenêtres
- éteindre les lumières et les appareils électriques lorsque l’on ne s’en sert pas (la télévision, l’ordinateur, etc)… il est préférable d’éteindre un ordinateur que de le mettre en veille pour limiter la consommation d’énergie
Réduire notre consommation de produits jetables, importés, ou dont la production consomme beaucoup d’énergie
- acheter des produits moins emballés
- utiliser des sacs réutilisables au lieu des sacs en plastique
- utiliser un mouchoir en coton
- acheter en gros (par exemple : des gros pots de yogourt, faire des portions individuelles dans des tupperwares...)
- réutiliser
- recycler
- acheter en vrac, réutiliser nos contenants
- acheter des produits faits de matériaux déjà recyclés (papier, plastique, etc). Rechercher la mention : « fait de matériaux recyclés à ___% »
- acheter des produits locaux
- acheter des produits biologiques
Réduire notre consommation d’énergie dans les transports
- utiliser les transports en commun
- pratiquer la marche ou le vélo aussi souvent que possible
- utiliser les services de covoiturage
Sites internet de référence
Groupes de covoiturage
Équiterre: Liens transport durable
Sites d’explication sur les changements climatiques
http://www.msc.ec.gc.ca/education/scienceofclimatechange/understanding/greenhouse_gases/index_f.html
http://www.ec.gc.ca/pdb/ghg/about/kyoto_f.cfm
Sites d’actions proposées pour réduire notre contribution à l’effet de serre
http://www.nature-action.qc.ca/defi-lien.html
http://www.criseclimatique.fr/
La consommation responsable - ressources
Produits de nettoyage et pour le corps
C’est quoi le problème?
La plupart des détergents et savons vendus commercialement contiennent de nombreuses substances qui peuvent être dangereuses pour l’environnement lorsqu’ils se retrouvent dans les eaux usées rejetées, ainsi que pour la santé humaine. Quelques exemples :
- le phosphate : contenu dans les savons (et surtout en plus grande quantité dans les détergents à lave-vaisselle, car leur quantité est réglementée dans les autres sortes de produits ménagers). Contribue à l’envahissement des cours d’eau par les algues bleues, qui rendent l’eau toxique et impropre à la consommation ou même à la baignade, et sont responsables de la mort des poissons habitant ce cours d’eau.
- le chlore et autres produits corrosifs et désinfectants : contenus dans l’eau de javel et autres produits. Ces produits sont corrosifs, peuvent créer des irritations de la peau, des yeux et des voies respiratoires. Ils sont également polluants pour les cours d’eau où ils aboutissent, tuant les micro-organismes qui les habitent.
Y a-t-il une solution?
Acheter des produits de nettoyage écologiques :
Fabriquer soi-même des produits de nettoyage écologiques (très simple, rapide et beaucoup moins coûteux que d’acheter n’importe quels produits) :
Produits pour le corps écologiques :
Espace Santé Beauté : 1278 Jean Talon est, (514) 482-8233
Aliments
C’est quoi le problème?
Une grande partie des aliments que nous consommons ont été produits à des milliers de kilomètres d’ici. Ces déplacements nécessitent chaque année des tonnes de combustibles fossiles, ce qui contribue aux changements climatiques. De plus, la nature et les quantités de pesticides et engrais chimiques utilisés ne sont pas réglementés partout de la même façon qu’au Cananda. Ceux-ci sont très nocifs pour l’environnement (pollution de l’eau et des sols, dangers pour les insectes, oiseaux et petits mammifères) ainsi que potentiellement toxiques pour l’humain. Les aliments n’ont finalement pas toujours été produits dans le respect des travailleurs et des conditions de travail.
Y a-t-il une solution?
Acheter local :
- Vérifier la provenance des produits achetés (« fabriqué au Québec/Canada »)
- Faire ses courses au marché où on peut acheter directement des producteurs québécois
- S’inscrire aux paniers bios (Agriculture soutenue par la Communauté)
- Aliments d’ici: Recueil Pour manger local, sain et abordable
Acheter biologique :
Les produits biologiques sont réalisés sans l’utilisation de produits chimiques tels que les engrais chimiques, pesticides et herbicides, qui sont nocifs pour l’environnement. Ils sont par le même fait plus nutritifs et moins dangereux pour la santé. De plus, les viandes biologiques proviennent le plus souvent d’animaux élevés dans le pâturage, et non dans un enclos à peine plus grand que l’animal lui-même. On les retrouve dans les épiceries, il suffit de rechercher la mention « biologique », mais on peut aussi commander les paniers bios (voir plus haut).
Pour plus d’informations : Equiterre
Acheter équitable :
Les produits équitables assurent un salaire décent aux petits producteurs, et sont souvent plus écologiques que les produits non équitables. Certains de ces produits, tels que le café, le chocolat et le thé, se retrouvent souvent en épicerie. Un peu plus cher, mais faits dans le respect des gens.
Acheter en vrac :
Près du tiers des déchets que l’on génère est composé d’emballages… à bas le suremballage! Les emballages, en plus de nécessiter beaucoup d’énergie pour leur production et de prendre énormément de place dans les dépotoirs, prennent aussi de la place dans les camions de transport, un plus grand nombre de camions est donc nécessaire, ce qui contribue au réchauffement climatique.
Folie en Vrac : amenez vos contenants et sacs! 1307 Av. Mont-Royal est
Le Vrac du Marché (Atwater), 138 Av. Atwater
Vin en vrac : amenez vos bouteilles! 2021, rue des Futailles, 514-353-2021
Et bien d’autres!
Autres petits trucs :
- Amener nos sacs réutilisables, à bas les sacs en plastique! (on peut les obtenir dans toutes les épiceries et dans plusieurs autres commerces et institutions)
- Acheter en gros format, et au besoin rediviser dans des petits contenants réutilisables pour les lunchs (exemple : acheter un gros pot de yogourt au lieu de 6 petits pots, ça diminue la quantité d’emballages)
- Amener notre tasse réutilisable quand on va chercher notre café du matin (elle s’accroche très bien sur un sac à mains ou sac à dos!)
- Privilégier les restaurants utilisant de la vraie vaisselle au lieu de vaisselle jetable en carton, plastique ou styromousse
- Acheter avec le moins d’emballages possible
Vêtements
C’est quoi le problème?
La plupart des vêtements que nous achetons ont été produits dans des pays en développement, dans des conditions de travail qui ne respectent pas la charte des droits et libertés.
Pour plus d’information: Équiterre
Y a-t-il une solution?
Acheter équitable : Éthiquette.ca
Acheter usagé (réutilisation!) :
Répertoire des adresses du réemploi
Et bien d’autres…
Électronique
C’est quoi le problème?
Les équipements électroniques (télévisions, ordinateurs, téléphones cellulaires, cartouches d’imprimantes, etc) contiennent de grandes quantités de métaux lourds et autres substances toxiques et contaminantes très dangereuses pour l’environnement. Quand ils sont envoyés au dépotoire, ces substances vont très souvent contaminer la nappe phréatique (eau souterraine), ainsi que les sols et cours d’eau environnants. Il est très important de s’assurer que ces équipements soient envoyés dans des endroits où ils seront réutilisés ou recyclés.
Pour plus d’informations: EKWO: cocktail informatique
Y a-t-il une solution?
Répertoire des compagnies faisant la réutilisation ou le recyclage des ordinateurs : Techno-Écolo
Remplissage des cartouches d’encre : Eco-Relation: Rechercher "encre"
Les éco-quartiers recueillent les vieilles piles, CD-ROMs, Résidus Domestiques Dangereux, cartouches d’imprimantes, téléphones cellulaires usagés et autres : Éco-Quartiers
Guides Greenpeace
Guide pour une high-tec responsable : les compagnies de matériel électronique classées selon leur effort environnemental pour créer des technologies moins polluantes et plus facilement recyclables
Guide d’achat sur les produits en papier : les marques de papiers hygiénique, essuie-tout, mouchoirs et serviettes qui utilisent du papier recyclé dans leurs produits… le mieux est encore toujours d’utiliser un mouchoir en coton réutilisable!
Guide des produits avec ou sans OGM : les marques de produits alimentaires qui utilisent ou non des organismes génétiquement modifiés
Autres références
Pour des cadeaux équitables : Magasins Dix-Mille Villages
